Les Etats-Unis ont passé des accords pour que le président camerounais Paul Biya, accepte de recevoir des migrants expulsés des Etats-Unis.
Une enquête révèle comment l’administration Trump a bloqué une aide aux Nations unies destinée au Cameroun, et a passé sous silence la répression meurtrière dans le pays, pour contraindre les autorités locales à accueillir des migrants qu’elle ne pouvait pas renvoyer dans leurs pays d’origine.
Ce deal secret orchestré par les Etats-Unis pour que le Cameroun accueille des migrants expulsés
Une enquête du New York Times montre comment l’administration Trump a bloqué une aide aux Nations unies destinée au Cameroun, et a passé sous silence la répression meurtrière dans le pays, pour contraindre les autorités camerounaises à accueillir des migrants qu’elle ne pouvait pas renvoyer dans leurs pays d’origine.
L’administration Trump a conclu cet hiver un accord secret avec le gouvernement camerounais visant à expulser des centaines de migrants, après avoir gardé le silence sur une répression meurtrière contre des manifestants dans ce pays et avoir retenu 30 millions de dollars destinés à un bureau local des Nations unies, selon des responsables et des documents du gouvernement américain. Cet accord s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large menée par l’administration Trump pour inciter des pays à accueillir des migrants qui ne peuvent être légalement expulsés des Etats-Unis vers leur pays d’origine, car ils risqueraient d’y être persécutés.
Les autorités camerounaises ont tenté d’étouffer l’affaire, sans succès. « La police nous a interpellés. Je ne peux pas parler », chuchote Joseph Fru Awah, un avocat joint par Le Monde mardi 17 février. Avec lui, quatre journalistes camerounais ont été arrêtés pendant plusieurs heures à Yaoundé, la capitale. Leur matériel a été confisqué. Leur tort, aux yeux des autorités : avoir enquêté sur la détention de 15 migrants africains, expulsés des Etats-Unis par la police de l’immigration américaine (ICE) sur deux vols en direction de Yaoundé, le 15 janvier puis 16 février.
La présence des premiers arrivés sur le sol camerounais a été révélée par le New York Times dans un article publié le 14 février. Ces neuf migrants (Angolais, Congolais, Ghanéens, Marocains et Zimbabwéens), débarqués à Yaoundé à la mi-janvier, avaient été « menottés et enchaînés dans un avion du département de la sécurité intérieure » américaine depuis Alexandrie, en Virginie aux États-Unis.
Comment les Etats-Unis monnaient les expulsions de migrants avec les gouvernements africains?
« Paiements secrets en espèces », « concessions discrètes », aide et visas. C’est de cette façon que l’administration Trump conclut des accords troubles avec des pays africains pour accélérer sa chasse aux immigrés clandestins.
Par Tinno BANG MBANG























































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