Le scénario semble s’accélérer. Selon plusieurs sources concordantes, une révision constitutionnelle historique serait dans les tuyaux. L’objectif ? Créer un poste de Vice-Président de la République, une fonction disparue depuis la fin du fédéralisme en 1972. Mais au-delà de la réforme juridique, c’est une véritable partie d’échecs politique qui se joue au sommet de l’État.
Le Ticket Anglophone : Le retour de l’équilibre ?
Le message politique est clair : le futur Vice-Président sera anglophone. Une manière pour le Chef de l’État de donner une réponse institutionnelle forte à la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest (NOSO). Mais au sein de la « sphère anglophone », la bataille des profils fait rage.
Les Favoris : Quatre hommes pour un fauteuil
Si le décret tombe, quatre noms circulent avec insistance, chacun incarnant une vision différente du pouvoir :
Philémon Yang (Le Sage du Nord-Ouest) : L’ancien Premier Ministre est le favori des puristes. Sa loyauté légendaire et sa connaissance parfaite des dossiers font de lui l’option « stabilité ». Pour beaucoup, c’est l’homme qui rassurerait l’appareil du RDPC.
Joseph Dion Ngute (L’Homme du Dialogue) : L’actuel Premier Ministre jouit d’une popularité réelle pour son ouverture lors du Grand Dialogue National. Sa nomination serait vue comme un signe de modernité et de continuité.
Peter Mafany Musonge (L’Expérience) : Le Grand Chancelier reste une figure tutélaire. Choisir Musonge, c’est choisir la sagesse et l’équilibre régional du Sud-Ouest.
Victor Arrey Nkongoh (Le Technocrate) : Ministre à la Présidence, il est l’atout « discret ». Sa proximité immédiate avec le Chef de l’État en fait un candidat sérieux pour ceux qui parient sur une transition technique plutôt que politique.
Pourquoi maintenant ?
L’instauration d’une Vice-Présidence pose une question brûlante : celle de la succession. En cas de vacance du pouvoir, le Vice-Président deviendrait-il le successeur direct, court-circuitant ainsi le rôle actuel du Président du Sénat ? Ce changement redessinerait totalement la carte du pouvoir au Cameroun, offrant une dauphinat plus lisible et, peut-être, plus stable.
Un tournant historique
Si cette réforme est adoptée dans les prochains jours, le Cameroun basculera dans une nouvelle ère institutionnelle. Entre les murs feutrés de l’Assemblée, les députés attendent le texte. Dans la rue, les Camerounais observent.
La question n’est plus de savoir si le poste sera créé, mais qui aura les épaules assez larges pour l’occuper.
Par RSA avec NTA






















































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