Les bonnes pratiques ont voulu que les projets et programmes soient conçus de façon participative entre toutes les parties prenantes de la gestion durable des ressources naturelles avant leur mise en œuvre.
C’est ainsi que le projet d’appui à la CEFDHAC a piloté un certain nombre d’études, recherches et ateliers de concertation multi-acteurs ayant normalisé la sous-région en matière de gestion durable des ressources de 1996 à 2006. Le RAP AC, la TNS, la COMIFAC, le PSFE, la CEFDHAC, le PACEBCO sont les produits de cet effort commun au service des forêts du Bassin du Congo. Or, il se trouve que les pratiques d’extraversion des programmes alliés aux pratiques d’exclusion des acteurs de la société civile ont érodé progressivement cette dynamique.
Les choix clientélistes, la non diffusion des rapports de rencontres, la méconnaissance de l’expertise des acteurs de la société civile vampirisent les efforts et tiennent la plupart des pays en marge de la gouvernance.
Le principe qui veut qu’à côté des fonctionnaires, nationaux ou de la coopération internationale qu’il y ait des experts de la société civile et du secteur privé pour la construction, la mise en œuvre et le suivi du plan de convergence de la COMIFAC doit être promue. Alors que CARPE de première génération était résolument en faveur de la promotion d’une société civile forte, soudée, partenaire des gouvernements dans le dialogue multi-acteurs en matière de gouvernance environnementale et forestière, de mauvaises pratiques ont remplacé les bonnes sous l’impulsion d’une certaine assistance technique. L’option d’utiliser les stratégies d’exclusion pour minimiser la transparence et la pratique de reddition des comptes par tous dans la mise en œuvre du plan de convergence ne permettent pas la bonne gouvernance.
A l’heure des changements climatiques, des conclusions de RIO+20, des nouveaux accords tels la Déclaration de Paris, la Déclaration de Busan et d’autres bonnes pratiques doivent être mieux vulgarisées pour permettre d’harmoniser les pratiques des uns et des autres dans l’espace COMIFAC.
Pour minimiser les crises récurrentes dont personne n’est à l’abri, la CEEAC et toutes les parties prenantes de la COMIFAC (www.comifac.org) devraient revisiter les pratiques de gouvernance de tous les acteurs de notre sous-région. Pour s’en convaincre, on pourrait examiner la participation effective des ONG, OSC d’environnement et leurs communications lors des différentes rencontres des dix dernières années pour en mesurer l’impact.
La régulation, le profit et le bien-être ne se conjuguent utilement que quand l’Etat, le secteur privé, la société civile jouent pleinement leur rôle. le Covid-19 devait nous convaincre de l’avènement inéluctable de relations plus durables. L’initiation d’un dialogue multi-acteurs sur les bonnes pratiques en matière de partenariat dans la gestion durable de nos ressources naturelles est vivement souhaitée dans le Bassin du Congo.
Par Pierre CHEKEM, Expert consultant en gouvernance environnementale Coordonnateur de PARTNERSHIP
Tel/whatsapp (237) 677 77 99 62 e-mail:p_chekem@yahoo.co.uk
NB : Le bassin du fleuve Congo s’organise autour du fleuve, long d’environ 4 700 km avec un débit moyen annuel de 41 000 m3/s, ses affluents dont les principaux sont l’Oubangui (1 060 km avec un débit de 11 000 m3/s à Bangui), la Sangha (790 km ; 1 714 m3/s à Ouesso) et le Kasaï (2 153 km ; 9 873 m3/s) et le lac Tanganyika considéré comme le deuxième plus profond et plus important lac en volume d’eau douce du monde. Le bassin hydrographique du Congo s’étend sur le Cameroun, la RDC, la RCA, l’Angola, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie et la Zambie.




















































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