En réalité, nous savons très peu de choses sur cet officier militaire, qui n’a pas encore 40 ans, et qui dirige aujourd’hui le Tchad. Il a reçu une formation militaire au Tchad au milieu des années 2000, suivie de trois mois au lycée militaire d’Aix-en-Provence, en France.
Soldat aguerri, il a participé à plusieurs opérations militaires tout au long de sa carrière. Mahamat Idriss Deby Itno participe en 2009 à la bataille d’Am Dam, contre son cousin Timan Erdimi, neveu du défunt président, dans l’est du Tchad.
A 37 ans, il a l’âge que son père avait lorsqu’il prenait le pouvoir par un coup d’État militaire en 1990.
« Il est très respecté par les militaires de carrière », explique à BBC Africa Mahamat Adamou, journaliste basé à N’Djamena. Il était apparemment en première ligne avec son père lorsque ce dernier a été blessé au combat contre les rebelles du FACT dans la province occidentale de Kanem la semaine dernière.
Le général Mahamat Idriss Deby, 37 ans, le chef de la junte au pouvoir, au Tchad, n’est pas le fils biologique de l’ex-maréchal Idriss Deby, mais le fils d’un officier de l’armée tchadienne tardivement adopté par l’ancien président assassiné le mois dernier.
Né en 1983, le général Mahamat Idriss Déby Itno est l’un des fils adoptifs du défunt président Idris Deby. On le surnomme Mahamat Kaka, parce qu’il a été élevé par sa grand-mère. Kaka veut dire grand-mère dans l’arabe local tchadien. Le défunt président était un musulman, marié plusieurs fois, avec une famille nombreuse.
Hinda Deby Itno, perd la place de la Vice-présidente ?

Sur tous les fronts depuis le lancement de la campagne électorale pour la présidentielle d’avril 2021 aux côtés de son mari.
La secrétaire particulière du président Deby, Hinda Deby Itno était l’ombre de son époux. Elle a toujours été là. En avant de la scène comme à l’arrière-scène. Cette fois, elle s’affirme, s’affiche et s’initie à la politique. Seule ou aux côtés de son mari candidat, elle bat campagne : à Abéché, à Massenya, à Bol, à Ati pour convaincre l’électorat de voter le candidat du consensus.
La surprise venait du fait que la première Dame apparaîssait sur les posters géants comme colistière de son mari candidat. Du moins pas sur les affiches officielles imprimées par la direction nationale de campagne. Comme le cas Joe Biden et Khamala Haris aux États-Unis ou Patrice Talon et Mariam Chabi Talata au Bénin.
La nouvelle constitution prévoit le poste de vice-président qui est nommé et révoqué par le président. La première dame voulait-elle prétendre ce poste?. Enfin cette possibilité peut s’avérer loufoque, mais rien n’était à exclure.
Hinda Déby Itno, 41 ans,, est la fille d’un diplomate tchadien de haut rang, elle a été la secrétaire particulière de l’ancien président Hissène Habré avant de se retirer pour se consacrer à sa fondation, Grand Cœur. Elle a également joué un rôle clé dans le secteur pétrolier tchadien.
Plusieurs de ses frères et sœurs étant employés à la présidence, elle a pu influencer les nominations et les licenciements au sein du gouvernement.
Son frère, Khoudar Mahamat Acyl, était l’aide de camp du défunt président. Il était présent lorsque le président Déby a été mortellement blessé lors d’une bataille avec les rebelles dans la région septentrionale du Kanem. Trois autres de ses frères ont été ministres de la Santé, de la Justice et de l’Education.
En janvier 2020, lorsque le défunt président a été malade, il a laissé la première dame en charge du bureau de la présidence pour éviter toute confrontation entre Mahamat et Zakaria, rapporte le site Zoom Tchad.
« Le projet d’Idriss Déby de confier à sa femme le maintien de son pouvoir est un signe important car il n’a pas choisi l’un de ses fils. Cela ouvrirait également la porte aux hostilités et à une guerre de succession », indiquait alors le site.
Révélations de Fatime Raymonde Habré

Selon les informations fournies par l’épouse d’Hissène Habré, qui réagissait aux évènements au Tchad dans un entretien et qui a profité pour régler des comptes avec Idriss Deby, la justice et la presse sénégalaise, ainsi qu’avec la France, qui aurait choisi Mahamat pour occuper le pouvoir. C’est un fils adoptif, le fils non reconnu d’un ancien officier tchadien que tout le monde connaît qu’il a rencontré dans une caserne», a révélé Fatime Raymonde Habré, dans un entretien accordé au média Dakar matin.
L’épouse de l’ancien président tchadien, réfugiée à Dakar depuis 1990, s’interroge sur la légitimité du chef de la junte tchadienne. «Ce jeune garçon quelle est sa légitimité ? Si c’est le clan qui est au pouvoir, il y a les enfants».
Dans son analyse, Mahamat est ni plus ni moins qu’un choix de la France. «Qui a fait ce choix-là? Qui a eu la force d’imposer ce jeune garçon ? Avec la panique et la pagaille qu’il y a au Tchad il y a que la France. Le choix de ce garçon c’est un choix français. Pourquoi ? Parce qu’il était dans le contingent malien », argue Fatime Raymonde Habré, qui y voit aussi un intérêt politique pour la France.
«La préoccupation principale de la France aujourd’hui pour un Emmanuel Macron qui est déjà en campagne électorale, c’est de ne pas avoir une mauvaise surprise par rapport au G5 sahel, par rapport à la zone du Sahel qui est un élément de campagne électorale en France».
Dans cette prise de parole, l’épouse d’Hissène Habré solde très clairement ses comptes avec Idriss Deby. L’ex-Première dame du Tchad se désole qu’après la mort d’Idriss Deby on le présente comme ange, un rempart contre le terrorisme, un panafricaniste. «En aucun cas, Idriss Deby n’est ni un pacificateur ni un panafricaniste. C’est un pion. Un pion important dans la politique d’occupation de l’espace sahelo-sahelien.
Exemple avec le cas du Cameroun
La France n’est pas engagée dans la lutte contre le terrorisme par philanthropie. Si c’était le cas, elle soutiendrait le Cameroun qu’il l’a sollicitée dans le même combat et à qui elle a demandé de payer la note pour les images satellitaires et qu’elle a refusé en demandant une contrepartie financière selon madame Habré.
La facture demandée au gouvernement camerounais coûtait 50.000 euros l’heure pour des images satelitaires. Ou à defaut le Cameroun devrait laissé la France combattre Boko Haram. Yaoundé conditionné par la France, devait alors accepter l’armée tchadienne comme fut le cas finalement, de venir combattre sur son territoire la secte islamiste Boko Haram.
Malgré le manque apparent d’expérience gouvernementale de Mahamat Deby Itno, il a la charge de conduire une transition militaire de 18 mois.
Par Tinno BANG MBANG





















































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