La présidence congolaise a demandé à ses membres de ne plus avoir de contact avec l’ambassade de Belgique, après des perquisitions visant des proches de Félix Tshisekedi en Belgique. Bruxelles dit prendre acte de cette décision et espère qu’elle sera temporaire.
Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président congolais Félix Tshisekedi, a interdit aux membres du cabinet présidentiel tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique à Kinshasa. La mesure, valable jusqu’à nouvel ordre, ne précise pas ses motifs.
Le cabinet de la présidence de la République Démocratique du Congo (RDC) demande à l’ensemble de ses membres de s’abstenir « jusqu’à nouvel ordre, de tout contact direct ou indirect avec l’ambassade du Royaume de Belgique, ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif », est-il écrit dans une circulaire datée de jeudi.
Selon la presse congolaise, cette missive ferait suite à la série de perquisitions menées simultanément mercredi à Bruxelles et dans différentes communes des Brabants flamand et wallon à des adresses liées au président Félix Tshisekedi et à des membres de sa famille.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
La circulaire s’adresse à un large éventail de collaborateurs de la présidence, notamment les directeurs de cabinet adjoints, les conseillers spéciaux, les coordonnateurs des services spécialisés, les conseillers principaux ainsi que les responsables des services personnels et de l’Office privé du chef de l’État. Anthony Nkinzo Kamole avertit que tout manquement à à ces dispositions exposera son auteur à des sanctions administratives et disciplinaires. La note ne fournit cependant aucune explication sur les raisons de la restriction des contacts avec la représentation belge Une source interne affirme que la mesure n’est pas liée à des perquisitions qui auraient visé des membres de la famille Tshisekedi en Belgique. Cette explication n’apparaît pas dans la circulaire et, en l’absence de confirmation officielle, ne permet pas d’établir le contexte exact de la décision.
« Nous avons appris avec surprise l’interdiction émise par les hautes autorités congolaises », réagit le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot vendredi. « Aucune situation ne justifie l’interdiction des contacts avec l’ambassade de Belgique. Nous sommes contraints d’en prendre acte et la déplorons profondément. Nous ne pouvons qu’espérer que cela soit extrêmement temporaire. »
Le ministre ajoute que « d’autres canaux diplomatiques restent pleinement actifs ». « Nous allons continuer à les utiliser, notamment pour souligner l’attachement de la Belgique à l’excellence de nos relations bilatérales avec la RDC et à un dialogue constructif et transparent sur tous les sujets. »
Par RSA
























































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