Vingt-huit ans d’attente, effacés en une seule soirée. Le Cameroun a remporté ce dimanche sa toute première Coupe d’Afrique des nations féminine, en dominant le Malawi 3-0 en finale au stade Moulay El Hassan de Rabat. Un sacre qui met fin à une série de trois finales perdues, toutes face au Nigeria, et qui installe les Lionnes indomptables parmi les grandes nations du football féminin africain.
Trois buts. Zéro concédé. Et un tabou qui tombe enfin à Rabat. Le Cameroun a remporté ce dimanche sa toute première CAN féminine de l’histoire, en écrasant le Malawi 3-0 en finale, au stade Moulay El Hassan. Après trois échecs douloureux en 2004, 2014 et 2016, les Lionnes indomptables tenaient enfin leur revanche. Et elles ne l’ont pas laissée filer.
Une démonstration collective, portée par Manga et Eto
Le scénario ne laisse aucune place au doute. Dès la 20e minute, Marie-Gisèle Ngah Manga ouvre le score d’une tête à bout portant, sur un centre qui heurte d’abord la transversale avant de lui revenir. Dix minutes plus tard, Naomie Eto double la mise, servie par une passe lumineuse au terme d’un débordement côté droit. Le round était plié avant même la pause.
Manga s’offre ensuite un doublé personnel au bout du temps additionnel, à la 45e+3, sur un service de sa propre coéquipière. 3-0 à la mi-temps. Franchement, on n’attendait pas une telle maîtrise face à une équipe malawite portée par l’attaque la plus prolifique du tournoi.
Le truc, c’est que les statistiques du premier acte racontent une razzia totale : 53% de possession, sept tirs contre un seul pour le Malawi, quinze touches de balle dans la surface adverse contre huit. Les sœurs Chawinga, auteures de neuf des douze buts malawites sur le tournoi, n’ont jamais trouvé d’espace. Temwa Chawinga, pourtant meilleure buteuse de la compétition avec cinq réalisations, a buté toute la seconde période sur une défense camerounaise hermétique.
La gardienne Michaely Bihina, héroïne de la demi-finale contre le Maroc avec trois penalties arrêtés, n’a quasiment pas eu à s’employer. Un raté improbable de Grâce Mendoua devant le but vide, à la 49e minute, aurait pu inquiéter. Il n’a rien changé.
La fin d’une malédiction qui collait aux Lionnes
Trois finales perdues face au Nigeria, huit buts encaissés et aucun inscrit sur ces trois rencontres. C’est cette statistique qui pesait sur les épaules des Camerounaises avant le coup d’envoi. Le signal est clair : cette génération de Lionnes ne ressemble à aucune autre.
Difficile de ne pas y voir un tournant pour tout le football féminin camerounais. Le Cameroun rejoint désormais le Nigeria et l’Afrique du Sud comme seule nation à avoir remporté la CAN masculine et féminine. Une performance rendue possible par une défense de fer sur l’ensemble du tournoi : deux buts encaissés seulement en six matches, trois clean-sheets, et une élimination du Nigeria, tenant du titre, en quart de finale.
Le Malawi repart la tête haute. Une première participation, une première finale, un exploit inédit en Afrique australe. Mais ce dimanche soir à Rabat, c’était bien le tour du Cameroun d’écrire l’histoire.
La pierre rejetée par les bâtisseurs. C’est un peu ça, l’histoire du Cameroun à la CAN féminine 2026. Éliminées en qualifications, repêchées grâce à l’élargissement du tournoi, les Lionnes indomptables ont fini par soulever le trophée hier à Rabat, 3-0 face au Malawi, sous les yeux du Premier ministre Joseph Dion Ngute, venu sur instruction du président Biya.
Un scénario écrit en trente minutes
Le sélectionneur Valentine Nguele a reconduit son onze de départ face au Maroc. Un choix payant. Dès l’entame, le milieu de terrain impose son rythme, porté par Ngo Mbeleck qui distribue les passes avec une lecture du jeu assez rare à ce niveau de compétition.
À la 20e minute, une mêlée dans la surface offre à Marie Gisèle Ngah Manga l’occasion d’ouvrir le score d’une tête bien ajustée. Dix minutes plus tard, Naomie Eto profite d’une perte de balle malawite pour centrer vers Ngah Manga, qui inscrit son second but juste avant la pause. Trois buts en première période, deux pour la même joueuse. Le chiffre fait mal pour une sélection malawite qui comptait sur les sœurs Chawinga.
En seconde période, le Cameroun gère. Le Malawi tente, sans jamais inquiéter Michaely Bihina, élue meilleure gardienne du tournoi. La capitaine Aboudi Onguene voit même un but refusé pour hors-jeu, mais l’essentiel est ailleurs.
Une revanche qui efface trois désillusions
2004, 2014, 2016. Trois finales perdues, à chaque fois contre le Nigeria. Franchement, il fallait bien un jour que ça tourne. Le Cameroun n’avait même pas participé à l’édition 2024, ce qui rend ce sacre d’autant plus inattendu pour une sélection qu’on n’annonçait pas forcément parmi les favorites avant le tournoi.
Le Malawi, novice dans l’exercice, repart sans titre mais avec une qualification historique pour le Mondial. Difficile de ne pas y voir un symbole pour tout un continent, où deux nations rarement citées se sont retrouvées en finale.
Pour le Cameroun, cette victoire consacre aussi des individualités. Monique Ngock a été élue meilleure joueuse du tournoi, pendant que Temwa Chawinga rafle le soulier d’or malgré la défaite. Un sacre collectif, des récompenses partagées.
Une génération qui efface enfin la malédiction
Trois finales perdues en 2004, 2014 et 2016, toutes face au Nigeria, huit buts encaissés et aucun inscrit sur ces trois rencontres. C’est cette statistique qui pesait sur les épaules des joueuses avant le coup d’envoi de Rabat. Le signal est clair : cette équipe n’a plus rien à voir avec celle des finales perdues.
Le Cameroun rejoint désormais le Nigeria et l’Afrique du Sud comme seule nation africaine à avoir remporté la CAN masculine et la CAN féminine. Un symbole fort pour tout un pays, obtenu au terme d’un parcours quasi parfait : deux buts encaissés en six matches, trois clean-sheets, et l’élimination du Nigeria, tenant du titre, dès les quarts de finale.
Par RSA et Africa24monde




















































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