Pour remplir ses réserves souterraines, l’Europe cherche donc tous azimuts des sources de gaz non russes, par gazoduc mais surtout sous forme liquide, avec le gaz naturel liquéfié (GNL). La France est riche de quatre terminaux qui servent à recevoir le GNL arrivant par les navires méthaniers et envisage d’en installer d’autres.
Elle a déjà fortement augmenté ses achats de GNL depuis le début de la guerre et ses terminaux sont proches de leur maximum technique, selon GRTgaz. Au point que la France est devenue le plus gros acheteur de GNL russe dans le monde, selon le Centre for Research on Energy and Clean Air.
Selon le journal allemand Die Welt, la France est devenue le plus gros acheteur de GNL russe dans un contexte d’interruptions dans l’exploitation des centrales nucléaires.
La France est devenue le plus gros acheteur de gaz naturel liquéfié russe. C’est ce qu’a rapporté le journal allemand Die Welt, citant des données du groupe de réflexion finlandais CREA.
Cela est dû au fait que le pays connaît des problèmes dans le secteur de l’énergie. En particulier, de nombreuses centrales nucléaires ont dû suspendre leurs activités pour des raisons techniques, ce qui a entraîné une réduction de la production d’électricité.
Le journal rappelle que la France ne reçoit plus de gaz russe par gazoduc depuis la mi-juin. Toutefois, contrairement à l’Allemagne, le pays dispose de quatre terminaux de réception de GNL.
La réduction des exportations de gaz russe cette année est liée à l’arrêt des livraisons par le gazoduc Yamal-Europe à partir de mai, ainsi qu’à la réduction des livraisons par deux autres grands corridors, Nord Stream et le système ukrainien de transport de gaz, et à la réduction des fournitures par le gazoduc Turkish Stream en raison de travaux techniques.
En outre, certaines entreprises européennes ont refusé de payer leurs fournitures dans le cadre du nouveau régime du rouble. « Gazprom a cessé de fournir du gaz à Bulgargaz en Bulgarie et à PGNiG en Pologne fin avril, à Gasum en Finlande et à GasTerra aux Pays-Bas dans les derniers jours de mai, et à Shell Energy Europe en Allemagne et à Orsted au Danemark au début de l’été.
QU’EST CE QUE LE GNL ?
Le GNL est du gaz naturel liquéfié issu de la transformation pendant des millions d’années de matières organiques telles que le plancton ou les algues. Le méthane, qui le constitue à 95 %, est la plus propre des énergies fossiles. La combustion du gaz naturel émet principalement de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone (CO2) en faible quantité. Une qualité qui lui permet de générer 30 à 50 % d’émissions de CO2 en moins que les autres combustibles. La liquéfaction comme moyen économique de transport et de stockage.
Le gaz naturel est extrait de gisements qui se trouvent en grande partie dans des pays tels que l’Algérie, la Norvège, le Qatar, la Russie, le Nigéria et les USA. L’éloignement de ces pays ne permet pas de transporter systématiquement le gaz naturel extrait via un réseau de gazoduc ; il est alors transporté par voie maritime sur des navires méthaniers, solution plus simple et plus économique.
Pour réaliser ce transport maritime, le gaz naturel est refroidi après son extraction par un cycle frigorifique (compression, condensation, détente, évaporation) qui le transforme à -160°C en l’état liquide : on parle alors de Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Le GNL, constitué en grande partie de méthane (85 à 99%), est inodore, incolore, non toxique et non corrosif.
Ainsi liquéfié, il devient possible de stocker et de transporter de très grandes quantités de Gaz Naturel Liquéfié sur des navires méthaniers. Ceux-ci sont constitués de cuves isolées thermiquement, conçues pour maintenir le gaz naturel à l’état liquide à -160°C.
Regard Sur l’Afrique Par Tinno BANG MBANG




















































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