Le Cameroun va se doter d’un vice-président. La loi réintroduisant ce poste a été promulguée par le président Paul Biya le 14 avril 2026, suite à l’approbation du Parlement. Ce vice-président sera nommé directement par le chef de l’État pour assurer la continuité du pouvoir en cas de vacance. Cette réforme est perçue par l’opposition comme une manœuvre pour contrôler la succession, tandis que le parti au pouvoir (RDPC) y voit une meilleure gestion de l’État Aucun nom n’a encore été officiellement annoncé, mais le choix est attendu avec intérêt pour connaître le futur successeur constitutionnel.
L’élection présidentielle camerounaise de 2025 a eu lieu le 12 octobre 2025
Paul Biya, 92 ans, réélu pour la huitième fois à la tête du pays ; son opposant, Issa Tchiroma Bakary, dénonce une « mascarade ». Le scrutin voit l’exclusion de nombreux candidats, dont notamment le principal dirigeant de l’opposition, Maurice Kamto, arrivé deuxième au scrutin précédent, dans un contexte d’émergence de nouvelles figures de l’opposition
Paul Biya a obtenu 53,66 % des voix contre Issa Tchiroma Bakary, selon le Conseil constitutionnel. Ce dernier revendique toutefois sa victoire, affirmant avoir obtenu 54,8 % des suffrages contre 31,3 % pour Paul Biya, selon son propre décompte.
Le président sortant, Paul Biya, 92 ans, a remporté l’élection présidentielle au Cameroun, a proclamé lundi 27 octobre le Conseil constitutionnel. Elu pour la première fois en 1984 à la tête du pays, il s’agit de son huitième mandat. Paul Biya a obtenu 53,66 % des voix contre Issa Tchiroma Bakary, qui a obtenu 35,19 % des suffrages, selon l’institution. Ce dernier qui revendique sa victoire – affirmant avoir obtenu 54,8 % des suffrages, contre 31,3 % pour Paul Biya – a dénoncé lundi une « mascarade ». « Nous avons gagné de manière indubitable », a-t-il
Les differents candidats au nouveau poste de Vice-président
Oswald Baboké, originaire de Dimako dans la région de l’Est.
Directeur adjoint du Cabinet civil à la présidence de la République, Oswald Baboké s’impose aujourd’hui comme l’une des personnalités les plus en vue à l’approche du remaniement ministériel annoncé par le président Paul Biya dans son discours de fin d’année.

L’homme est au centre de toutes les spéculations depuis que le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, lui a rendu un hommage remarqué. Ce dernier a en effet publié sa photo sur sa page Facebook à la suite de la victoire des Lions Indomptables face aux Bafana Bafana d’Afrique du Sud, en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN TotalEnergies 2025).
Ce geste public de Samuel Eto’o a ravivé les interrogations et nourri les commentaires, tant dans les milieux sportifs que politiques, renforçant ainsi la visibilité d’Oswald Baboké dans un contexte marqué par de fortes attentes autour de la recomposition de l’équipe gouvernementale.
Celui qui plusieurs sunomment « L’Homme de Dieu », Oswald Baboké incarne la convergence rare entre rigueur intellectuelle, foi profonde et engagement politique. Formé à l’Université de Yaoundé II à Soa, puis à l’Université de Tours en France, il complète son parcours par un diplôme de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun, forgeant ainsi une assise solide pour évoluer dans les arcanes complexes du pouvoir.
Entré au cabinet civil en 2000 comme chargé d’études, Oswald Baboké gravit patiemment les échelons, devenant en 2018 directeur adjoint du Cabinet Civil de la présidence, avec rang de ministre. Proche conseiller de la première dame Chantal Biya, il s’affirme aujourd’hui comme l’une des figures clés de l’appareil d’État camerounais, conjuguant habilement influence politique et responsabilité publique.
Son parcours inspire le respect, rappelant que le leadership ne se résume pas à une quête de pouvoir, mais s’exprime pleinement quand il est au service d’une vision plus grande.À 49 ans, Oswald Baboké se tient à la croisée des chemins entre tradition et modernité, spiritualité et pragmatisme, rigueur intellectuelle et action politique.
Baboké est aussi un entrepreneur discret, lié à la société Jociddalo Petroleum, preuve supplémentaire de son dynamisme dans les secteurs stratégiques de l’économie nationale. Distingué Commandeur de l’ordre national de la valeur, il incarne ainsi cette synthèse rare entre foi, pouvoir et sens des responsabilités.
Franck Biya, fils du président camerounais Paul Biya
En avril 2026, un événement politique historique s’est produit au Cameroun lorsque le président Paul Biya a nommé son fils, Franck Emmanuel Biya, vice-président de la République du Cameroun.

Selon un analyste de DebrichGroup.com, cette nomination faisait suite à une modification constitutionnelle rétablissant la fonction de vice-président après plus de quarante ans d’absence. Cette décision a suscité un vif débat en Afrique et à l’international : ses partisans y voient un plan de succession stratégique, tandis que ses détracteurs mettent en garde contre les risques liés au népotisme politique.
Franck Emmanuel Biya (né Emmanuel Franck Olivier Biya le 21 août 1971), fils du président Paul Biya et de sa première épouse, Jeanne-Irène Atyam. Ayant grandi au sein de la famille présidentielle, Franck Biya a été plongé très tôt au cœur de la vie politique camerounaise. Cependant, pendant de nombreuses années, il a conservé une présence publique relativement discrète comparée à celle de son père.
Franck Biya est marié et père de quatre enfants. Bien qu’appartenant à l’une des familles politiques les plus influentes d’Afrique, il a généralement mené une vie relativement discrète, contrairement à de nombreuses personnalités publiques.
La nomination de Franck Emmanuel Biya à la vice-présidence marque un tournant majeur dans le paysage politique camerounais. En rétablissant la vice-présidence et en confiant ce rôle à son fils, le président Paul Biya a clairement établi une voie de succession au sein de l’exécutif.
Reste à savoir si cette décision renforcera la stabilité politique ou alimentera le débat sur le népotisme. Ce qui est certain, c’est que Franck Biya occupe désormais l’une des positions les plus influentes du Cameroun et jouera un rôle central dans l’avenir politique du pays.
Franck Biya a poursuivi ses études supérieures aux États-Unis. Il a étudié à l’Université de Californie du Sud, où il a obtenu en 1994 une licence en sciences politiques et économiques. Sa formation internationale et son expérience de la finance mondiale ont influencé sa carrière ultérieure dans l’investissement et l’entrepreneuriat. Avant d’entrer au gouvernement, Franck Biya a principalement mené une carrière dans les affaires et l’investissement.
Entre 1995 et 1997, il a effectué un stage à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEC), la banque centrale régionale desservant plusieurs pays d’Afrique centrale. De 1997 à 2004, il a été associé d’une entreprise forestière opérant dans le secteur du bois au Cameroun, l’un des secteurs économiques les plus importants du pays.
En 2004, il a fondé Venture Capital PLC, une société d’investissement spécialisée dans le financement d’entreprises internationales et le soutien aux projets d’entreprises en Afrique et sur d’autres marchés mondiaux.
Ces activités lui ont permis de tisser des liens avec des réseaux d’affaires régionaux et des investisseurs internationaux.
Nomination à la vice-présidence du Cameroun
Rétablissement de la vice-présidence
La fonction de vice-président n’existait plus au Cameroun depuis 1972, date à laquelle le pays est passé d’un système fédéral à une structure étatique unitaire.
En avril 2026, l’Assemblée nationale du Cameroun a approuvé un amendement constitutionnel rétablissant cette fonction. Cette réforme visait à établir une succession présidentielle plus claire et à renforcer le pouvoir exécutif.
Cette modification constitutionnelle représente l’une des réformes politiques les plus importantes qu’ait connues le Cameroun ces dernières décennies.
Suite à la réforme constitutionnelle, le président Paul Biya a promulgué un décret présidentiel nommant Franck Emmanuel Biya à plusieurs postes clés :
Vice-président de la République du Cameroun
Chef d’état-major des armées
Ministre délégué au ministère de la Défense
Ces fonctions le placent au cœur du pouvoir politique et de la structure de commandement militaire du pays.
Rôle constitutionnel et succession
Dans le cadre de la réforme constitutionnelle :
- Le vice-président est nommé directement par le président.
- Le vice-président accède automatiquement à la présidence en cas de décès, de démission ou d’incapacité du président.
- Le vice-président termine le mandat présidentiel.
Ce dispositif désigne de facto Franck Biya comme successeur de son père.
La nomination de Franck Biya a suscité un vif débat parmi les analystes politiques, les organisations de la société civile et les partis d’opposition.
Point de vue des partisans
- Les partisans affirment que la réforme :
- garantit la continuité du pouvoir,
- prévient un vide du pouvoir,
- favorise la stabilité politique.
Point de vue des critiques
Les dirigeants de l’opposition et les critiques soutiennent que :
- cette nomination suggère une succession dynastique ;
- elle concentre le pouvoir au sein de la famille Biya ;
- la vice-présidence devrait idéalement être pourvue par élection plutôt que par nomination présidentielle.
Certains critiques ont décrit cette mesure comme un pas vers un système politique ressemblant à une « monarchie républicaine ».
Ngoh Ngoh est-il le président fantôme du Cameroun ?
Plus le président Paul Biya reste au pouvoir, plus l’influence de son bras droit grandit. Ferdinand Ngoh Ngoh a été accusé de tenter d’usurper la plus haute fonction de l’État. Mais ne fait-il que son travail ?

Président fantôme, successeur potentiel, usurpateur voué à la prison ? Le secrétaire général de la présidence camerounaise, Ferdinand Ngoh Ngoh, est la cible de critiques et de jalousie. Le 28 février 2024, un député a demandé à un juge d’ordonner à Ferdinand Ngoh Ngoh de cesser d’usurper la fonction présidentielle.
Ce député, Jean-Michel Nintcheu, qui a quitté le Front social-démocrate (SDP) en octobre 2024 pour fonder le Front pour le changement camerounais (FCC), a demandé au tribunal de constater qu’en plus d’invoquer des instructions présidentielles purement imaginaires, Ngoh Ngoh agit en son nom propre, sans mentionner l’autorité signataire dont il tire son pouvoir.
Même si le Président agissait et apportait des changements significatifs, il serait contraint par l’impossibilité d’aller à l’encontre des souhaits de son puissant Secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, qui est en conflit ouvert avec un autre fidèle de longue date de Biya, Laurent Esso, selon des sources internes.
Ngoh Ngoh est considéré par la plupart comme la personnalité la plus influente du pays, après Paul Biya. Certains le surnomment même le « vice-président » ou le « vice-Dieu ».
Ngoh Ngoh est secrétaire général de la présidence (SGPR). Il a été nommé à ce poste le 9 décembre 2011.
Bien qu’il ne dirige aucune institution constitutionnelle, ce diplomate jouit d’une grande influence, étant proche du président Biya, réputé difficile d’accès. Il est le principal collaborateur du président.
Depuis le 9 décembre 2011, date de la promulgation du décret portant restructuration présidentielle, Ngoh Ngoh est le seul interlocuteur de Biya pour toutes les instructions relatives à la politique du pays. Ce décret confère à l’ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (NDLR : il a occupé ce poste d’août 2000 à décembre 2009) non seulement le rôle de conseiller juridique du Président, mais aussi celui d’assistant, de greffier et de secrétaire. Il sert d’intermédiaire entre l’homme le plus puissant du Cameroun et les membres de son gouvernement. Fréquemment, Ngoh Nogh rédige des lettres véhiculant les « instructions extrêmement importantes du Président ».
Ferdinand Ngoh Ngoh continue de diriger l’administration en s’appuyant sur les fameuses « hautes instructions » qu’il dit tenir du chef de l’État.
L’élu, Ferdinand Ngoh Ngoh peut même prendre des décisions au nom du président Biya. Il a été doté de ce pouvoir par un décret de restructuration présidentielle du 5 février 2019. Ce décret l’autorise à signer « tout document relatif aux questions administratives courantes ». Le secrétaire général peut également promulguer des actes d’enrôlement, de rétrogradation, de révocation et de mise à la retraite des officiers de police, et nommer tout fonctionnaire, jusqu’au poste de « directeur adjoint de la présidence de la République ».
Originaire de Minta (Cameroun central), Ngoh Ngoh dispose d’une grande autorité en matière de nominations. Cela lui confère une influence considérable, selon Fred Ebongue Makolle, secrétaire général du ministère de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel). Dans son ouvrage « Le travail de l’État au Cameroun. Organisation, principes et méthodes d’action », publié en 2019, Makolle explique que Ferdinand Ngoh Ngoh trie les postes par un acte du Premier ministre, lequel doit être approuvé par le président.
L’auteur, qui fut secrétaire général du cabinet de 2005 à 2016, ajoute que le secrétaire général de la présidence « détient un pouvoir de décision formidable et redouté » en matière de nominations.
Selon les affirmations de Jean Marie Atangana Mebara, Ngoh Ngoh pourrait même former un nouveau gouvernement. Mebara, ancien secrétaire général de la présidence (poste actuellement occupé par Ferdinand Ngoh Ngoh), décrit son implication dans la formation de nouveaux gouvernements et les remaniements ministériels entre 2002 et 2006, dans son ouvrage « Le secrétaire général de la présidence de la République au Cameroun. Entre mythes, textes et réalités ».
Ferdinand Ngoh Ngoh a reçu le titre de ministre d’État en janvier 2019. Ngoh est considéré comme un proche confident de Paul Biya.
Task forces – Au Cameroun, le secrétaire général de la présidence dispose généralement d’un champ de coordination de l’action gouvernementale plus étendu que celui du Premier ministre, explique Fred Ebongue Makolle. Dans son ouvrage, deux faits illustrent cette affirmation. Premièrement : contrairement au Premier ministre, le secrétaire général de la présidence peut prendre des mesures spécifiques normalement réservées au chef de l’État (dans des domaines tels que la sécurité intérieure, la défense, la justice, les affaires étrangères, la gestion des finances publiques, etc.). Deuxièmement : le Premier ministre et les ministres « n’agissent efficacement qu’après avoir obtenu l’autorisation, sous une forme ou une autre, du président ».
Il convient de souligner que plusieurs facteurs contextuels expliquent l’importance qu’a prise Ferdinand Ngoh Ngoh, qui est également ministre d’État depuis le 4 janvier 2019. La principale raison est que le président Biya s’est montré plus discret depuis le début de son mandat actuel, le 6 novembre 2018. Le dirigeant camerounais, qui a presque 93 ans (il est né officiellement le 13 février 1933), n’est plus aussi énergique qu’il y a une quarantaine d’années, lorsqu’il est arrivé au pouvoir. Biya dirige le pays depuis le 6 novembre 1982.
Malgré ce retrait, de nombreuses questions opérationnelles sont soumises à son approbation (nominations dans les entreprises publiques, décaissement de plus de 100 millions de francs CFA pour les dépenses communes, gestion du patrimoine privé de l’État…). On observe également la création de groupes de travail, placés sous l’autorité du SGPR, chargés de superviser les activités déjà coordonnées par le président. Parmi ces activités figurent l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui s’est tenue en début d’année, et les mesures de lutte contre la Covid-19.
NGOH NGOH alias « L’archiduc de Nyom » et « ses enfants” Bryan et Falone profitent de la vie au pays. Ces deux enfants sont le neveu et la nièce de Chantal BIYA que Ferdinand NGOH NGOH qui n’a qu’une seule fille (Coco), considère comme les siens. Falone et Bryan sont frère et sœur cadets de Judith Marionne NYANDJOCK, en service à la présidence de la République.
Laurent Esso, ministre d’État et membre du gouvernement de Joseph Ngute.
Depuis 1988, sous la présidence de Paul Biya, Laurent Esso a occupé plusieurs postes clés au sein du gouvernement camerounais. Il a été ministre de la Justice de 1996 à 2000, ministre de la Santé publique de 2000 à 2001, ministre de la Défense de 2001 à 2004 et ministre des Affaires étrangères de 2004 à 2006. De septembre 2006 à décembre 2011, il a été secrétaire général de la présidence, avec rang de ministre d’État. Depuis décembre 2011, il occupe à nouveau le poste de ministre de la Justice Garde des Sceaux.
Vice-président de la République : c’est Laurent Esso qui a défendu le projet de loi devant le parlement qui a été adopté
Après la réintroduction de la vice-présidence, l’entourage du président camerounais planche sur l’activation de la Haute Cour de justice. Un chantier sensible confié à Laurent Esso, ministre d’État qui signe son retour au premier plan.

Après le retour de la vice-présidence au Cameroun, la Haute Cour de justice ? Selon nos informations, les stratèges de Paul Biya travaillent actuellement, en collaboration avec le ministre de la Justice, Laurent Esso, sur les modalités qui doivent permettre l’opérationnalisation de la Haute Cour de justice, une institution prévue par la Constitution mais restée jusque-là inactive.
Pour rappel, la création du poste de vice-président de la République au Cameroun est une réforme institutionnelle majeure en cours d’examen par le Parlement réuni en congrès ce jeudi 2 avril 2026. Cette révision de la Constitution modifie plusieurs articles (notamment les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66) pour introduire ce nouveau rôle dans l’exécutif.
Le vice-président ne serait pas élu en ticket avec le président, mais nommé par le Président de la République. Le titulaire du poste exercerait des pouvoirs délégués par le chef de l’État. Ces pouvoirs sont révocables à tout moment par le Président.
La réforme vise à clarifier la succession et l’intérim en cas de vacance du pouvoir ou d’empêchement, bien que le rôle exact du Président du Sénat dans ce nouveau schéma reste un sujet d’ajustement constitutionnel. Cette initiative intervient après la réélection de Paul Biya lors de la présidentielle d’octobre 2025. Elle est perçue par de nombreux analystes comme une étape stratégique pour organiser la succession à la tête de l’État.
Le vice-président bénéficiera de privilèges, d’avantages et d’immunités qui seront fixés par une loi ultérieure. Il sera également justiciable devant la Haute Cour de Justice. L’adoption de ce texte par l’Assemblée nationale et le Sénat marque le plus important changement constitutionnel au Cameroun depuis la révision de 2008.
Laurent Esso n’a peur de rien. Les nuits de ce pilier du régime de Paul Biya ne sont pas troublées par le spectre des remaniements ministériels. À 83 ans, dont trente cinq ans passés au sein du gouvernement, il en a vu d’autres.
Esso l’homme de l’ombre
Garde des Sceaux et ministre de la Justice du Cameroun, Esso est une figure centrale et inamovible du pouvoir de Paul Biya depuis 1982. Magistrat discret et réputé influent, il est souvent perçu comme un « sphinx » ou le « cerveau » de l’ombre, jouissant de la confiance absolue du président.
- Longévité au Pouvoir : Présent depuis 1982, il a occupé des postes stratégiques : Conseiller spécial, Secrétaire Général adjoint, Directeur du Cabinet Civil, et ministre de la Défense puis de la Justice.
- Influence et Réputation : Connu pour sa prudence, son refus des interviews et son caractère craint au sein du sérail, il est considéré comme l’un des piliers les plus fidèles du régime.
- Controverses : Son nom a été cité dans des affaires délicates, notamment l’affaire Bibi Ngota et, plus récemment, des enquêtes sur l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.
- Position Actuelle : Malgré des spéculations sur sa succession et des moments de retrait, notamment pour des raisons de santé, il demeure un pilier incontournable de l’administration Biya.
Laurent Esso fait partie de ce cercle restreint d’hommes de confiance qui structurent la longévité de Paul Biya au pouvoir.
Difficile de faire Abstraction du Nom de Laurent Esso quand on Parle des Hommes du Renouveau et des Proches Collaborateurs du Chef de l’Etat. Magistrat de Formation qui a gravi tous les Échelons et a occupé tous les Postes Stratégiques Sous le Renouveau. Homme Timide, ll est le Ministre le Plus Discret du Renouveau. On le voit rarement sourire et ses rares apparitions sont la plupart des Soutiens au Chef de l’État dans son Wouri Natal.
Ce Digne Fils Sawa Bénéficie de la Confiance des Patriarches Sawa qui ne tarissent pas d’éloges envers leur Fils. Magistrat Brillant et Major de Sa Promotion à l’Enam, Laurent Esso est Parfois »craint »dans le Sérail du Fait de sa Proximité avec le Président Biya dont il bénéficie la Confiance depuis 35 ans.
Le Garde de Sceaux accorde Rarement l’interview à la Presse et ne Répond Jamais à ses Détracteurs.
Joseph Dion Ngute, un juriste occupant le poste de 9e Premier ministre du Cameroun, suite à sa nomination en janvier 2019. Il a succédé à Philémon Yang, qui occupait ce poste depuis 2009.
Ngute, né le 12 mars 1954, a été nommé Premier ministre du Cameroun le 4 janvier 2019, succédant à Philemon Yang. Sa nomination par le président Paul Biya a marqué un tournant important dans l’administration du pays, notamment dans le contexte de la crise anglophone en cours.

2019 : Premières initiatives et crise anglophone
Dès sa prise de fonctions, Ngute a été confronté à la tâche ardue de gérer la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Ses premières initiatives ont consisté à engager le dialogue avec diverses parties prenantes et à tenter d’apaiser les tensions séparatistes.
En septembre 2019, Ngute a joué un rôle déterminant dans l’organisation du Grand Dialogue National, visant à trouver une solution au conflit. Cet événement a réuni différentes factions, notamment des dirigeants politiques, des représentants de la société civile et des groupes séparatistes, bien que certains grands groupes séparatistes aient boycotté les pourparlers. L’un des résultats du dialogue a été la proposition d’une plus grande décentralisation, incluant l’octroi d’un statut spécial aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Cette mesure visait à répondre à certains griefs liés à la marginalisation et à la gouvernance.
2020 : Réponse à la pandémie et défis économiques
La pandémie de COVID-19 a engendré des difficultés supplémentaires pour le gouvernement de Ngute. Ce dernier a mis en œuvre diverses mesures pour freiner la propagation du virus, notamment des confinements, des couvre-feux et l’interdiction des grands rassemblements. Sous son autorité, le gouvernement a augmenté les financements alloués à la santé, créé des centres de dépistage et de traitement et lancé des campagnes de santé publique.
Malgré ces efforts, le système de santé a été soumis à une forte pression en raison de ressources limitées. La pandémie a durement frappé l’économie camerounaise, contraignant le gouvernement de Ngute à instaurer des mesures de soutien économique, telles que des allégements fiscaux, des aides financières aux entreprises et un accompagnement des populations vulnérables. Le gouvernement a également sollicité une aide internationale pour atténuer les répercussions de la récession.
2021 : Sécurité et réformes en cours
Les questions de sécurité ont continué de dominer le mandat de Ngute en 2021. Le gouvernement a réalisé certains progrès dans la stabilisation des régions anglophones, malgré la persistance de violences sporadiques.
Ngute a soutenu les opérations militaires visant à neutraliser les milices séparatistes, tout en plaidant pour le dialogue et la réconciliation. L’équilibre entre action militaire et négociation est resté un aspect délicat de sa stratégie.
Le gouvernement a entrepris plusieurs réformes pour améliorer la gouvernance. Celles-ci comprenaient des réformes judiciaires visant à améliorer l’efficacité et la transparence du système juridique, ainsi que des réformes électorales destinées à garantir des élections plus justes et plus transparentes.
2022 : Projets de développement et relations internationales
L’administration de Ngute a mis l’accent sur le développement des infrastructures et le renforcement des relations internationales afin de stimuler la croissance économique. Parmi les principaux projets d’infrastructure figuraient l’agrandissement du port de Douala, l’amélioration du réseau routier et des investissements dans le secteur de l’énergie.
Ces efforts visaient à dynamiser le développement économique et à réduire les disparités régionales. Ngute s’est employé à améliorer les relations diplomatiques avec les pays voisins et à renforcer les partenariats commerciaux. Son gouvernement a signé plusieurs accords bilatéraux destinés à stimuler le commerce et l’investissement.
Vie privée
Ngute est originaire de la région anglophone du sud-ouest du Cameroun (anciennement le Cameroun méridional) et est également chef de tribu local. Il a été marié plusieurs fois.
Ngute est né à Bongong Barombi, dans le sud-ouest du Cameroun. De 1966 à 1971, il a étudié au lycée bilingue de Buéa, où il a obtenu son baccalauréat (GCE A-Level).
De 1973 à 1977, il a suivi des études supérieures à l’Université de Yaoundé et obtenu une licence en droit. De 1977 à 1978, il s’est inscrit à l’Université Queen Mary de Londres, où il a obtenu une maîtrise en droit, puis, de 1978 à 1982, il a préparé un doctorat en droit à l’Université de Warwick, au Royaume-Uni.
Depuis 1980, il est professeur à l’Université de Yaoundé II. En 1991, il a été directeur de l’École supérieure d’administration et de magistrature.
Il est entré au gouvernement en décembre 1997 en tant que ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, poste qu’il a occupé jusqu’en mars 2018, date à laquelle il a été nommé ministre chargé de missions spéciales à la présidence de la République.
Samuel Eto’o Fils
Eto’o Fils n’est pas un politicien professionnel, mais il est très influent dans le paysage politique camerounais. Président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) depuis 2021, il a réaffirmé son soutien au président Paul Biya, s’impliquant notamment en tant que vice-président de la commission communale de campagne du RDPC à Ngambè pour 2025.
- Soutien Politique : Il a activement soutenu le président Paul Biya, notamment lors de l’élection présidentielle de 2018 et a confirmé son implication pour 2025.
- Président de la FECAFOOT : Réélu pour un second mandat de 4 ans en novembre 2025, il dirige le football camerounais et se concentre sur l’amélioration des championnats et de l’équipe nationale.
- Influence : Bien qu’il ait écarté l’idée de se lancer dans une carrière politique directe, son rôle à la FECAFOOT et son soutien affiché au pouvoir en place en font une figure politique influente au Cameroun.

En 2026, il continue de diriger la FECAFOOT, tout en naviguant dans des relations complexes avec le ministère des Sports.
Samuel Eto’o veut s’affranchir du ministère des Sports
La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a pris une décision spectaculaire, comme l’a annoncé Samuel Eto’o, son président. L’instance prendra désormais en charge les salaires de tous les sélectionneurs nationaux.
C’est une information loin d’être anodine, comme souvent lorsque Samuel Eto’o prend la parole. Lors d’une interview accordée à Digital B Agency, l’ancien buteur des Lions indomptables, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) depuis décembre 2021, a annoncé que c’était désormais celle-ci qui paierait les salaires des sélectionneurs nationaux et des staffs techniques.
En 2024, l’ex-footballeur Samuel Eto’o affirme n’être «pas candidat à la présidence» de son pays
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Samuel Eto’o a martelé ne pas être « candidat à la présidence du Cameroun », élection prévue en 2025. L’ex-superstar du foot africain et actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) évoque une clarification « nécessaire », pour « que cesse cette focalisation malsaine » qui « fait souffrir [sa] famille, fait peur à [ses] amis […] et fait peser une menace sur [sa] sécurité ».
Eto’o l’écrit noir sur blanc sur sa page Facebook : « Je ne suis pas candidat à la présidence du Cameroun. » Message publié ce 13 juin 2024. L’ancienne star du football assure que son poste actuel à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) « n’est pas un tremplin » vers le palais d’Etoudi, qui abrite la présidence de la République.
Au-dessus du slogan « Non à la manipulation », le texte de Samuel Eto’o commence ainsi : « Mes chers amis, que serais-je sans votre affection ? Je suis béni de compter mes amis par millions. » Il se décrit victime de mensonges et d’une diffamation destinée à l’« abattre ».
Selon un de ses proches, « Samuel Eto’o a pris peur », carcette semaine, un clip du rappeur « One Love » est sorti pour l’appeler à briguer la présidence. Qui a commandé et payé cette vidéo ? s’interroge-t-on dans l’entourage de Samuel Eto’o. Ses proches dénoncent des manipulations pour qu’il soit perçu par le chef de l’État comme un adversaire politique.
Il rappelle avoir voté en 2018 pour le président Paul Biya, au pouvoir depuis 41 ans. « Je lui conserve mon soutien indéfectible. » L’ancien attaquant et capitaine des Lions Indomptables ajoute : « Je l’assume. » Puis, plus loin : « Je le redis haut et fort : Moi, Samuel Eto’o fils, je ne suis pas candidat à la présidence du Cameroun. »
« Samuel Eto’o n’est une menace pour personne et il le sait»
Clarification « nécessaire », écrit-il, pour « que cesse la focalisation malsaine », dont il dit faire l’objet. « Elle fait souffrir ma famille, fait peur à mes amis […] et fait peser une menace sur ma sécurité. »
Une source gouvernementale à Yaoundé dénonce une tentative de victimisation :« Samuel Eto’o n’est une menace pour personne et il le sait, il essaie seulement de déplacer le sujet. »
Dans son post sur Facebook, pas un mot de Samuel Eto’o sur le match nul (1-1) des Lions face à l’Angola mardi 11 juin, ni sur le fait que le Cameroun est en tête de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde 2026. Pas un mot non plus sur la crise en cours entre la Fécafoot et le Ministère des Sports. Il y a toujours deux staffs pour les Lions indomptables.
Au Cameroun, l’équipe nationale des Lions indomptables, à travers sa gestion et son encadrement, est prise depuis des semaines dans un bras de fer entre Fécafoot et ministère des Sports. Un véritable feuilleton aux enjeux politiques.
« Aveu d’une situation de faiblesse » ou clarification de « bon ton » ?
D’autres observateurs, tels le Pr Thomas Atenga, voient dans cette déclaration de non candidature à la présidentielle prévue en 2025 « l’aveu d’une situation de faiblesse ». Soit une manière pour Samuel Eto’o de se placer « sous le parapluie du chef de l’État », face à des menaces liées « à sa gestion et aux difficultés financières de la Fécafoot ».
Le Pr Manassé Aboya Endong estime que cette clarification est de « bon ton ». Cela alors que « ces derniers temps, l’opinion publique était quasiment sûre et certaine que Samuel Eto’o pourrait être candidat à la présidentielle face à la réaction de certains internautes sur les réseaux sociaux, face à des insinuations dans certains salons de la capitale qui lui prédisaient un destin politique. »
Pour le politologue, il était toutefois « difficile qu’il puisse en être ainsi car le Cameroun ne connaît pas Samuel Eto’o comme un homme politique, on ne le connaît pas comme militant d’un parti bien qu’il soit un soutien du Président Paul Biya et très influent dans la société camerounaise. Car il a suscité beaucoup d’admiration ». Mais selon le vice-recteur de l’Université de Yaoundé II, Samuel Eto’o est « un ami du pouvoir contrairement à ce que les gens pensent, il est très proche de l’élite dirigeante et de la famille présidentielle ».
Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT, est perçu par certains observateurs comme un acteur politique en raison de son influence et de son soutien affiché au président Paul Biya. Bien qu’il ait souvent écarté une carrière politique directe, son rôle à la tête du football camerounais est jugé très politisé.
Points clés sur la situation de Samuel Eto’o :
- Gestion politique du football : Eto’o est accusé de gérer la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) en « acteur politique » plutôt qu’en dirigeant sportif, notamment en s’alliant au pouvoir en place pour se maintenir, affirment des observateurs.
- Soutien au régime : En 2018, il a soutenu la réélection du président Paul Biya. Des tensions persistent, avec des rumeurs de pression interne.
- Ambitions présidentielles ? Malgré les spéculations sur une potentielle candidature à la présidence du Cameroun, Eto’o s’est concentré sur la gestion de la fédération.
- Controverses : Il a récemment été condamné à une amende par la CAF pour des manquements à l’éthique, tout en échappant à des sanctions plus lourdes.
- Position passée : En 2019, il affirmait que la politique ne l’intéressait pas pour le moment, contrairement à George Weah au Liberia.
Son influence actuelle au sein de la FECAFOOT reste un sujet de débat intense au Cameroun, mêlant gestion sportive et enjeux de pouvoir.
Regard Sur l’Afrique Par Tinno BANG MBANG






















































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