Le capitaine Romuald Effoudou défraie la chronique au Cameroun. L’ancien chef du bureau de renseignement de l’état-major du président de la République a déserté les forces de défense de son pays depuis près de trois ans.
Il demeure poursuivi par le tribunal militaire de Yaoundé à la suite d’une plainte du contre-amiral Joseph FOUDA. Déserteur et visé par un mandat d’arrêt pour escroquerie, l’ancien chef du bureau de renseignement de l’état-major de Paul Biya brise le silence depuis l’Europe.
Ses accusations visant le secrétaire général de la présidence secouent Yaoundé.
L’affaire opposant Sani Mohamadou au capitaine Donald Romuald Kenneth Effoudou secoue l’espace public camerounais en raison d’accusations graves de tentative de « coup d’État ».
L’affaire opposant Sani Mohamadou au capitaine Donald Romuald Kenneth Effoudou secoue l’espace public camerounais en raison d’accusations graves de tentative de « coup d’État » et de complot politique au sommet de l’État.
Le capitaine Effoudou est un ancien chef du bureau de renseignement de l’état-major camerounais. Révoqué pour « désertion en temps de paix » et exilé en Europe, il a brisé le silence fin juillet 2026. Il accuse Ferdinand Ngoh Ngoh, le ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR), de planifier une « prise de pouvoir ».
Selon le capitaine, Sani Mohamadou (ancien légionnaire français et conseiller en sécurité) devait être le bras armé de ce « putsch ». Il affirme l’avoir repéré en 2023 près de la résidence présidentielle avec des armes de guerre non répertoriées.
Sani Mohamadou qualifie ces déclarations de « totalement fausses » et rejette toute détention d’armes ou implication dans un complot. Par le biais d’un communiqué officiel diffusé par son avocat à Paris, il annonce le dépôt d’une plainte en diffamation publique en France contre le capitaine Effoudou.
L’action en justice vise également le journaliste Morgan Palmer (qui a mené l’interview) ainsi que l’activiste J.P. Rémy Ngono pour diffamation et cyberharcèlement. Les internautes analysent cette affaire comme une illustration des luttes de pouvoir féroces pour la succession du président Paul Biya.
Martinez Zogo
Lors de ses interventions, le capitaine Effoudou a également fait des déclarations sur des dossiers ultra-sensibles, notamment en liant le SGPR à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo. Si une partie de l’opinion prend ces révélations au sérieux en raison de l’ancien poste d’Effoudou, plusieurs analystes et officiers de l’armée évoquent une grossière tentative de manipulation politique.
Par Regard Sur l’Afrique




















































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