Finis les détournements de fond au Gabon, le Président de la République a trouvé la solution : «Dorénavant les ministres devront prêter serment sur le Njobi. Une mesure traditionnelle et spirituelle du Président Brice Clotaire Oligui Nguema pour mettre fin aux détournements »
À l’approche d’un probable remaniement gouvernemental, une mesure à forte portée symbolique serait envisagée : faire prêter serment aux ministres sur le Ndjobi, rite traditionnel réputé pour sa dimension spirituelle et son rôle de régulation dans certaines sociétés d’Afrique centrale. Une initiative qui, si elle venait à être confirmée, traduirait la volonté du chef de l’État de renforcer la discipline, l’intégrité et l’obligation de résultats au sommet de l’administration.
Cette affirmation fait référence à une vidéo virale et à des rumeurs persistantes affirmant que le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema imposerait désormais à tous ses ministres de prêter serment sur le Ndjobi (ou Ndzobi), un rite initiatique et spirituel traditionnel.
Ce qu’il faut savoir sur cette affaire :
- L’origine de la polémique : Lors d’un déplacement dans la province du Haut-Ogooué, le chef de l’État s’est exprimé en langue téké. Ses propos, traduits et largement relayés sur les réseaux sociaux, indiquaient qu’il envisageait d’initier ses ministres au rite traditionnel du Ndjobi afin de garantir leur intégrité.
- L’objectif affiché : Selon les déclarations partagées en ligne, cette mesure spirituelle ancestrale servirait de « garde-fou » ultime pour lutter contre la corruption, la trahison et les détournements de fonds publics au sommet de l’État. Dans la tradition locale, rompre un serment fait sur le Ndjobi est perçu comme porteur de graves malédictions.
- Le débat suscité : Cette annonce a provoqué de vives réactions au Gabon. Elle soulève des questions complexes sur la place des coutumes ancestrales face à la laïcité de la République, ainsi que sur les convictions religieuses personnelles des membres du gouvernement (notamment ceux de foi chrétienne ou musulmane).
Le prochain remaniement gouvernemental au Gabon pourrait réserver bien plus qu’une simple recomposition de l’équipe gouvernementale. Selon une information rapportée par le média gabonais Focus Média, les futurs membres du gouvernement pourraient être invités à prêter serment sur le Ndjobi, une institution rituelle traditionnelle connue dans plusieurs communautés d’Afrique centrale et notamment au Gabon.
L’information, qui n’a pas encore fait l’objet d’une confirmation officielle, intervient dans un contexte où le pouvoir entend renforcer l’efficacité de l’administration et lutter contre les pratiques qui continuent de fragiliser l’action publique.
Dans l’univers traditionnel auquel il appartient, le Ndjobi est loin d’être perçu comme un élément folklorique ou décoratif. Il renvoie à un ensemble de valeurs, de règles et de mécanismes de régulation qui accordent une place importante à la responsabilité individuelle et collective.
Dès lors, son éventuelle utilisation dans le cadre d’une prestation de serment ministériel constituerait un geste particulièrement fort.
Le message serait clair, « accepter une fonction ministérielle ne serait pas seulement accéder à un poste prestigieux, mais accepter une responsabilité morale et politique devant la Nation. »
Dans un pays où les accusations de détournements de deniers publics, de favoritisme, d’inaction administrative ou encore de mauvaise gestion alimentent régulièrement le débat public, une telle démarche aurait une portée essentiellement symbolique, rappeler aux responsables publics que le pouvoir n’est pas un privilège, mais une charge.
Depuis le changement politique intervenu le 30 août 2023, l’une des principales attentes exprimées par les autorités est la transformation profonde de la gouvernance publique.
Mais près de trois ans après cette rupture, les exigences des populations demeurent considérables. Les Gabonais attendent des infrastructures, des services publics plus efficaces, des emplois, une meilleure gestion des ressources de l’État et surtout une administration débarrassée des vieilles pratiques.
Dans ce contexte, le prochain remaniement pourrait être l’occasion pour Brice Clotaire Oligui Nguema de resserrer les rangs autour de profils jugés plus opérationnels, plus disponibles et surtout capables de produire des résultats mesurables.
Le temps des ministres uniquement visibles lors des cérémonies officielles ou des réseaux sociaux pourrait ainsi être révolu. La présence, l’efficacité et les résultats pourraient devenir les nouveaux critères de maintien au gouvernement.
Si cette mesure était confirmée, elle pourrait également être interprétée comme la volonté du chef de l’État de puiser dans les valeurs culturelles gabonaises pour accompagner la refondation des institutions.
Le recours à une tradition ancestrale dans un cadre républicain ne manquerait toutefois pas de susciter des interrogations. Jusqu’où la tradition peut-elle intervenir dans le fonctionnement de l’État ? Quelle place accorder aux rites traditionnels dans une République moderne ? Et surtout, comment garantir que le symbole ne se substitue pas aux mécanismes juridiques de contrôle et de sanction ?
Car un serment, aussi solennel soit-il, ne saurait remplacer la justice, les audits, les contrôles financiers ou les procédures administratives.
Au-delà de la dimension spirituelle que pourrait revêtir cette éventuelle prestation de serment, l’enjeu essentiel demeure ailleurs, « la capacité des futurs ministres à transformer leurs engagements en actes. »
Le Gabon n’a pas seulement besoin de responsables qui jurent de servir l’État. Il a besoin de responsables qui le démontrent quotidiennement par leur travail, leur intégrité et leur capacité à répondre aux attentes des citoyens.
RSA Par Tinno BANG MBANG




















































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