Élections américaines de mi-mandat, la bureaucratie européenne et celle de l’OTAN s’interrogent sur les prochaines initiatives de Donald Trump. Deux ans après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump affronte un premier test électoral majeur.
Une défaite des républicains pourrait paradoxalement se retourner contre les Européens, estime le politologue Malek Doudakov, spécialiste de l’Amérique du Nord.
La bureaucratie de l’OTAN s’inquiète. À Bruxelles, les technocrates redoutent qu’en cas de douloureuse défaite des républicains aux prochaines élections, Donald Trump ne cherche à prendre sa revanche sur l’Alliance. Les moyens ne lui manqueraient pas : de la réduction de la présence militaire américaine en Europe à la fin de la participation à la guerre en Ukraine.
Le scénario alternatif, celui d’une nouvelle campagne contre l’Iran, n’est pas moins rassurant pour les Européens. Une escalade au Moyen-Orient risquerait de provoquer une nouvelle flambée des prix du pétrole et du gaz. Les États-Unis pourraient également réduire une fois encore leurs livraisons d’armes au Vieux Continent, les missiles intercepteurs PAC-3, déjà en nombre insuffisant pour les systèmes Patriot, leur étant nécessaires pour assurer leur propre défense.
Parallèlement, les Européens craignent que Trump ne cherche à leur imposer son accord de paix en Ukraine, en les menaçant, en cas de refus, d’une réduction drastique des effectifs américains stationnés sur leur territoire ou d’un blocage des exportations de gaz. Washington pourrait notamment exiger de Bruxelles la reprise des achats d’énergie russe, mais cette fois par l’intermédiaire d’entreprises américaines.
Trump sous pression
Au cœur de la campagne, le bilan de Donald Trump cristallise les débats. Malgré les promesses présidentielles de prospérité économique, le pouvoir d’achat demeure la principale préoccupation des électeurs. L’inflation, les droits de douane et le coût de la vie alimentent les critiques démocrates, tandis que les républicains défendent leur politique fiscale et leur fermeté migratoire. La politique étrangère s’invite également dans les urnes. La guerre contre l’Iran, ses répercussions sur les prix de l’énergie et les risques d’une nouvelle escalade militaire nourrissent les inquiétudes.
Trump, qui multiplie les déplacements pour soutenir les candidats républicains, cherche néanmoins à mobiliser son électorat autour de la sécurité et de la défense des intérêts américains. Une victoire démocrate à la Chambre permettrait à l’opposition de bloquer une partie du programme présidentiel et d’ouvrir des enquêtes parlementaires sur son administration. La conquête du Sénat compliquerait également la nomination de hauts responsables et de juges fédéraux. À l’inverse, le maintien des majorités républicaines préserverait la capacité de Trump à faire avancer ses priorités. Au-delà des équilibres institutionnels, ces élections constitueront donc un véritable baromètre de la popularité présidentielle, à deux ans de la prochaine course à la Maison Blanche.
Par Africa24monde avec Regard Sur l’Afrique et RT
























































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