Le premier groupe de 20 personnes doit arriver jeudi 20 août au Liberia, selon le ministère de l’Information. Il sera composé de ressortissants de pays africains et de l’hémisphère occidental, autorisés à voyager sur le plan médical.
Le Liberia a annoncé son intention d’accueillir jusqu’à 1 200 ressortissants de pays tiers qui seront transférés des États-Unis au cours des douze prochains mois, dans le cadre d’un accord avec Washington, a indiqué mardi le gouvernement libérien.
Le premier groupe, composé de 20 personnes, doit arriver jeudi 20 août au Liberia, selon un communiqué du ministère libérien de l’Information. Ces personnes sont des ressortissants de pays africains et de pays de l’hémisphère occidental, précise le gouvernement, qui indique qu’elles doivent être médicalement autorisées à voyager.
Le Liberia précise que certaines des personnes transférées pourront demander l’asile dans le pays. Elles resteront également libres de quitter le territoire si elles le souhaitent, selon le communiqué.
Les autorités libériennes affirment par ailleurs que les personnes transférées ne sont pas des criminels et ne feront l’objet d’aucune poursuite au Liberia. Elles doivent être accueillies comme des « invités » et bénéficier du soutien nécessaire pour assurer leur sécurité et, le cas échéant, demander une protection dans le pays.
Un accord conclu en 2025
L’arrangement repose sur un échange de notes entre les gouvernements américain et libérien daté des 4 et 10 septembre 2025, selon Monrovia. Le gouvernement libérien dit avoir préparé leur accueil à l’aéroport international Roberts ainsi que les conditions de leur séjour.
Le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Piah, a indiqué que les personnes concernées seraient transférées au cours d’une période d’un an. Le ministre de la Justice, Natu Oswald Tweh, a précisé que les autorités avaient examiné la liste des personnes avant leur arrivée. Selon lui, la plupart d’entre elles ont commis des violations ou infractions liées à l’immigration, rapporte l’Associated Press.
Le Liberia assure ne pas avoir demandé ni reçu de compensation ou de récompense en échange de son accord. Il précise toutefois qu’il bénéficiera d’un soutien américain pour gérer le programme et renforcer plus largement son système migratoire.
Une politique américaine controversée
L’accord intervient dans le cadre de la politique de l’administration du président Donald Trump visant notamment à transférer vers des pays tiers des personnes que les États-Unis ne peuvent pas renvoyer directement vers leur pays d’origine.
Plusieurs accords de ce type ont été conclus avec des pays situés notamment en Afrique. Ces transferts sont particulièrement sensibles lorsque les personnes concernées bénéficient de protections juridiques empêchant leur renvoi vers leur pays d’origine en raison de risques pour leur sécurité.
Des associations de défense des migrants dénoncent ces arrangements, estimant qu’ils peuvent exposer des personnes à des risques dans des pays avec lesquels elles n’ont parfois aucun lien.
Le département d’État américain n’a pas commenté les détails de l’accord avec le Liberia. Un responsable américain a indiqué que les États-Unis ne commentaient pas, de manière générale, le contenu de leurs communications diplomatiques privées avec d’autres gouvernements.
Le gouvernement libérien présente pour sa part l’arrangement comme une initiative « humanitaire », invoquant sa longue tradition d’accueil de personnes fuyant les persécutions, les guerres et les crises politiques.
Le premier groupe de 20 personnes doit arriver au Liberia jeudi, avant la mise en œuvre progressive de l’accord portant sur jusqu’à 1 200 personnes au cours des douze prochains mois.
Par RSA avec AA / Wafae El Baghouani






















































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