Le Cameroun intensifie ses efforts pour attirer des investisseurs pétroliers afin de pallier la baisse de production et le vieillissement de ses champs, lançant un appel d’offres international pour 9 blocs dans les bassins de Rio del Rey et Douala/Kribi-Campo, avec une clôture des offres prévue le 30 mars 2026.
Le pays ouvre neuf blocs et pose ses exigences de capacités techniques et contenu local pour valoriser ses 200 millions de barils de réserves
En 2018 les mêmes blocs avaient déjà fait l objet d un appel d’offre international non concluant. En Août 2025 ils ont relancé, esperons que cette fois sera la meilleure.
Le Cameroun fait actuellement parler de lui avec son cycle d’octroi de licences pétrolières 2026.
Celui-ci offre un accès stratégique à neuf blocs d’exploration dans les bassins éprouvés de Rio del Rey et Douala/Kribi-Campo. Dotés de données géoscientifiques solides (sismique 2D/3D, puits forés) et situés près de champs productifs, ces actifs représentent une opportunité structurée pour les investisseurs internationaux, dans un pays disposant de 200 millions de barils de réserves prouvées et d’un potentiel gazier significatif.

Points Clés de la Recherche d’Investisseurs (2025-2026) :
- Appel d’offres (Licensing Round) : La Société nationale des hydrocarbures (SNH) a lancé une campagne de promotion pour neuf blocs pétroliers, tant en offshore qu’en onshore.
- Zones visées : Les blocs concernés incluent Bakassi, Bolongo Exploration, Ndian River, Etinde Exploration, Elombo, Ntem, Kombe-N’sepe et Bomono.
- Projets majeurs : Le pays mise sur des projets structurants comme le développement d’un nouveau complexe pétrolier à Kribi pour réduire la dépendance aux importations.
- Objectifs : Dynamiser la production nationale, découvrir de nouvelles réserves, et augmenter les revenus de l’État via le partage de production.
- Contexte : Les investissements pétroliers ont reculé de près de 30% à 169,5 milliards de FCFA, incitant le gouvernement à accélérer l’exploration et à améliorer la transparence pour séduire des partenaires.
Le cadre réglementaire moderne, régi par le Code pétrolier de 2019 et son décret d’application de 2023, impose des exigences strictes: les soumissionnaires doivent choisir un modèle contractuel (concession, partage de production ou service à risque), respecter un programme de travail minimal incluant forage et études sismiques, et intégrer un budget formation obligatoire (100 000 USD/an en exploration, 250 000 USD/an en production). La Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun exige également une démonstration de capacités techniques, financières et environnementales, ainsi qu’un plan détaillé de contenu local pour l’emploi et les fournisseurs camerounais.
Avec une date limite de soumission fixée au 30 mars 2026, l’État camerounais mise sur une compétition rigoureuse pour optimiser les retours économiques, se réservant le droit de négocier simultanément avec plusieurs candidats ou de rejeter toute offre sans justification. Un processus qui illustre la volonté du Cameroun de valoriser ses hydrocarbures via un équilibre entre attractivité investisseur et développement national. De quoi positionner le pays comme un hub énergétique émergent en Afrique centrale.
Par Regard Sur l’Afrique





















































Discussion à propos du post