Le Premier espagnol Sanchez condamne le génocide, la guerre US contre l’Iran et le quasi triplement des budgets militaires au profit des multinationales US. Du coup, l’ambassade US à Madrid prépare un coup d’État moderne pour imposer un gouvernement droite + fascistes.
Cette confrontation est présentée comme une question de géopolitique ou de droit international, mais il est plus juste de la comprendre comme une affaire de politique intérieure qui influence la politique étrangère. La culture politique pacifiste historique de l’Espagne, la dynamique du gouvernement de coalition de gauche actuel et les enjeux électoraux nationaux contribuent à expliquer la position ferme de Madrid.
L’ancien Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero fait l’objet d’une mise en examen formelle en Espagne pour trafic d’influence, blanchiment de capitaux, organisation criminelle et faux en écriture. Cette affaire judiciaire n’a pas été directement publiée par l’ambassade américaine, mais repose sur des preuves technologiques clés fournies par les services de sécurité des États-Unis à la justice espagnole.
Le rôle des États-Unis et de l’ambassade
- Transmission de preuves de l’HSI : L’agence américaine Homeland Security Investigations (HSI), rattachée au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, a extrait des messages d’un téléphone portable appartenant à un dirigeant lié à la compagnie aérienne Plus Ultra. Ces données ont été officiellement remises à la police judiciaire espagnole (UDEF).
- Collaboration avec l’ambassade US : Le personnel de l’ambassade des États-Unis à Madrid a étroitement collaboré avec les forces de l’ordre espagnoles pour assurer le transfert de ces données compromettantes.
- Origine des enquêtes : Les investigations américaines découlent d’une enquête plus large sur le blanchiment d’argent et le narcoterrorisme impliquant le régime vénézuélien de Nicolás Maduro.
Les faits reprochés à Zapatero
- Le sauvetage de Plus Ultra : La justice soupçonne l’existence d’un réseau organisé qui aurait exercé des pressions pour faire approuver un prêt public de 53 millions d’euros en 2021 au profit de la compagnie aérienne Plus Ultra.
- Preuves par messagerie : Les chats interceptés par les Américains contiennent des expressions explicites telles que « Notre pote Zapatero est derrière » ou détaillent des rendez-vous politiques à haut niveau pour débloquer les fonds.
- Commissions occultes : L’ancien chef de gouvernement est accusé d’avoir perçu de fausses commissions de conseil d’un montant de près de 2,5 millions d’euros par le biais de sociétés écrans, dont certaines bénéficiaient également à ses filles. Un juge a ordonné le blocage préventif de près de 500 000 euros sur ses comptes bancaires.
« Non à la guerre. » « Non aux violations du droit international. » et « Non à l’illusion que nous pouvons résoudre les problèmes du monde avec des bombes. »
Dans son récent discours, Sánchez a fait explicitement référence à la guerre d’Irak de 2003 : « Il y a vingt-trois ans, une autre administration américaine nous a entraînés dans une guerre au Moyen-Orient », a-t-il déclaré. « Une guerre qui, en théorie, était alors présentée comme une guerre visant à éliminer les armes de destruction massive de Saddam Hussein, à instaurer la démocratie et à garantir la sécurité mondiale, mais qui a au contraire déclenché la plus grande vague d’insécurité que notre continent ait connue depuis la chute du mur de Berlin.»
En 2003, le Premier ministre José María Aznar a rejoint la coalition menée par les États-Unis pour renverser Saddam Hussein. Cette décision a provoqué des manifestations massives à travers le pays et a contribué en partie à la défaite d’Aznar aux élections de 2004. Son adversaire, José Luis Rodríguez Zapatero, du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), a fait campagne sur la promesse de retirer les troupes d’Irak, une promesse qu’il a tenue dès son entrée en fonction.
La guerre d’Irak a profondément marqué l’opinion publique espagnole quant à l’intervention militaire au Moyen-Orient, et son héritage explique la volonté de Sánchez de prendre ses distances avec la guerre Iran-Irak. Sa position n’est pas uniquement idéologique : elle reflète le souvenir des conséquences politiques désastreuses qu’un alignement sur les interventions américaines peut engendrer pour un gouvernement espagnol.
Sánchez s’est forgé une réputation de survivant infatigable aux crises politiques. Malgré la baisse de sa popularité et les scandales qui secouent son parti et son entourage, il semble miser sur l’impopularité profonde de Trump en Espagne, qui finira par jouer en sa faveur, notamment auprès de son électorat de gauche.
Regard Sur l’Afrique Par Tinno BANG MBANG


















































Discussion à propos du post