La principale erreur stratégique de l’Iran et de la Chine a été de supposer que les Américains finiraient par se lasser de l’Iran et chercheraient une issue.
Principalement à cause du coût économique (remontée de l’inflation avec la hausse des coûts énergétiques et alimentaires, baisse des stocks de munitions/missiles, risque de baisse de la croissance économique, remontée des taux obligataires) et du coût politique (plus grande désapprobation populaire depuis celle du Vietnam, très critique sur la politique concernant le pouvoir d’achat, tensions sur les élections de mi-mandat)
Mais l’administration Trump ne l’a pas fait, notamment parce que contrairement à Trump I, qui avait été élu sur un programme populiste, Trump II, même s’il a utilisé la rhétorique populiste, s’est considérablement rapproché de l’élite industrielle et technologique américaine (GAFAM, Pether Thiel, Alexander Kharp, Elon Musk, Sam Altman, Oracle, etc..) qui sont des acteurs beaucoup plus rationnels et moins sujets à la politique.
Scott Bessent, le Secrétaire au Trésor fait également parti de ces acteurs. Par conséquent, Trump a une vision beaucoup plus long-termiste sur sa politique étrangère tant sur l’aspect geopolitique que geo-économique.
Dans cette guerre, en plus de l’opération Epic Fury, Scott Bessent a lancé l’opération Economic Fury. Ils ont imposé un blocus, ont ciblé des raffineries chinoises, des sociétés maritimes, fournisseurs de navires, banques, courtiers, assureurs, tout acteur qui pouvait soutenir l’économie iranienne, et ont transformé le pari iranien de Pékin en un passif direct pour l’économie chinoise.
Chaque capitale du Golfe touchée par les Gardiens de la révolution islamique a observé d’où venaient les missiles et est parvenue à la même conclusion : les armes qui les menaçaient portaient les empreintes digitales de la Chine.
La politique de Xi Jinping au Moyen-Orient était de faire passer le message à chaque gouvernement du Moyen-Orient que Pékin était le partenaire commercial indispensable, sans agenda géopolitique.
Cette histoire exigeait la tolérance arabe vis-à-vis de la relation de la Chine avec l’Iran, et cette tolérance a disparu.
En effet, la Chine n’est intervenue que pour faire passer ses tankers par le détroit d’Ormuz, et a également soutenue l’Iran sur le plan militaire avec du renseignement militaire, l’accès à des images satellites, l’accès aux matières premières pour les missiles balistiques, qui ont donc aidé l’Iran a visé les pays du Golfe.
Les États-Unis mènent une campagne de démoralisation contre l’IRGC, ce n’est pas parce que la phase militaire a été mise en pause que la guerre est terminée, les négociations Liban-Israël, l’opération « Fureur économique », la Chine déclarant publiquement que le détroit d’Ormuz ne devrait pas être instrumentalisé, toutes ces choses visent à isoler l’IRGC.
Par Africa24monde et Vincent Barret




















































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