Les États-Unis ont choisi l’Espagne pour accueillir ce dimanche une réunion avec les parties impliquées dans le conflit du Sahara occidental, le Maroc et le Front Polisario étant les principaux acteurs, mais l’Algérie et la Mauritanie y participeront également, comme l’a rapporté El Confidencial et confirmé par Regard Sur l’Afrique.
Il s’agit de la deuxième réunion entre les autorités américaines et les parties concernées, tenue séparément, avant une autre réunion à Washington.
Une réunion discrète à Madrid rassemblera le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, sous la médiation des États-Unis, afin de définir un ordre du jour suite à la dernière résolution de l’ONU dans un bras de fer entre autonomie et autodétermination.
L’Algérie et le Maroc gardent un silence obstiné concernant la réunion prévue ce dimanche à Madrid pour aborder l’avenir du Sahara occidental. Aucun des deux gouvernements n’a précisé sa position ni confirmé l’approche qu’il adoptera lors de cette rencontre, organisée par les États-Unis pour relancer des négociations au point mort.
Mohamed Elghet Malainine, analyste des questions sahraouies, a souligné auprès de l’agence espagnol, EFE, que cette opacité n’est pas nouvelle : elle a également caractérisé les précédents cycles de négociations et le processus d’élaboration des propositions des parties marocaines en 2006 concernant l’initiative d’autonomie, que Rabat a officiellement présentée en 2007.
« Si le Front Polisario adopte la première approche américaine, l’Algérie perdra son principal atout régional ; et si l’Algérie fait ce choix, le Front Polisario – dont les structures reposent sur son territoire – se retrouvera sans soutien », a-t-il averti.
Selon des sources officielles espagnoles, le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzouk, et son homologue algérien, Ahmed Attaf, sont à Madrid depuis samedi.
Les experts consultés justifient la « stricte confidentialité » par le fait qu’il s’agit d’un premier contact entre les quatre parties concernées — le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie — visant à finaliser un programme de travail après la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exhorte à la reprise du dialogue pour mettre fin à un différend qui dure depuis cinq décennies.
Kamel Mansari, directeur éditorial du journal numérique algérien Jeune Indépendant, a déclaré à l’agence EFE que la délégation marocaine avait présenté une version élargie de sa proposition d’autonomie pour le Sahara, une référence que la résolution de l’ONU considère comme un élément à prendre en compte lors des futures négociations.
Suite à l’approbation du texte en octobre, des représentants du Cabinet royal d’Espagne ont tenu une réunion en novembre avec des représentants marocains au cours de laquelle le Palais a sollicité des contributions pour actualiser et affiner l’offre d’autonomie.
Depuis, la coalition au pouvoir et les partis d’opposition ont annoncé l’envoi de leurs propositions au Palais royal, sans en dévoiler le contenu.
La Maison royale a maintenu la même prudence et n’a pas communiqué les détails de sa proposition renouvelée d’autonomie pour le Sahara occidental au sein des frontières marocaines.
Du côté algérien, le soutien au principe d’autodétermination, conformément aux résolutions de l’ONU, devrait être réaffirmé. Pour le Front Polisario, cette position implique la tenue d’un référendum incluant à la fois l’alternative marocaine et l’indépendance du territoire.
Les autorités sahraouies n’ont fourni aucune information concernant cette réunion qui, se tiendrait à l’ambassade des États-Unis à Madrid, et n’ont pas non plus révélé la composition de leur délégation.
Par Tinno BANG MBANG





















































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