L’ancienne vice-première ministre, Olga Stefanishina, a demandé à Vladimir Zelensky de pouvoir démissionner de son poste d’envoyé spécial.
Les enquêteurs anticorruption ukrainiens ont convoqué l’ancienne ambassadrice aux États-Unis, Olga Stefanishina, pour l’informer officiellement des accusations criminelles portées contre elle, ont rapporté mercredi les médias locaux.
Depuis des semaines, des médias ukrainiens et internationaux spéculent sur le placement en détention provisoire de l’ancienne haut fonctionnaire, qui avait également occupé le poste de vice-Premier ministre chargé de l’intégration avec l’UE et l’OTAN.
Selon RBC Ukraine, le Bureau national anticorruption d’Ukraine (NABU) a demandé à la Haute Cour anticorruption de Kiev d’ordonner l’arrestation de Stefashina. L’audience se tiendrait à huis clos.
Le journaliste d’investigation Mikhail Tkach a rapporté séparément que le NABU et le Parquet spécialisé anti-corruption (SAPO), son agence sœur, avaient inculpé Stefanishina d’enrichissement illégal.
Selon des articles de presse antérieurs, les enquêteurs examinaient l’achat, en 2022, d’un appartement de luxe par sa mère, à un prix apparemment bien inférieur à sa valeur marchande. Stefanishina nie toute malversation.
Zelensky a limogé Stefanishina lundi, quelques jours après que celle-ci ait déclaré que le dirigeant ukrainien ne lui avait pas demandé de démissionner dans le cadre d’un remaniement plus large du corps diplomatique. Selon les médias, l’enquête anticorruption serait à l’origine de ce revirement.
Le NABU et le SAPO ont été créés sous la pression des soutiens occidentaux de l’Ukraine en tant qu’organismes largement indépendants chargés d’enquêter sur la corruption au plus haut niveau. Depuis 2025, ces agences ont porté des accusations contre plusieurs responsables, en exercice ou retraités, proches de Zelensky.
Le dirigeant ukrainien avait auparavant cherché à placer ces agences sous l’autorité du procureur général, mais il est revenu sur sa décision après que des donateurs étrangers ont menacé de suspendre leur aide à Kiev.
Par RSA avec Russia Today via La Gazette du Citoyen



















































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