L’administration Trump réduit de moitié son réseau consulaire en Afrique. Les États–Unis prévoient de réduire de 50 à 20 le nombre de consulats américains autorisés à délivrer des visas en Afrique.
Les États-Unis prévoient de réduire de moitié les services de visas. Sur le continent, 20 ambassades conserveront leurs attributions en matière de visas.
En Afrique, près de 30 ambassades pourraient ne plus délivrer de visas vers les États-Unis. Une décision qui s’inscrit dans la continuité de la politique migratoire de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche.
Le gouvernement américain prévoit de réduire drastiquement le nombre d’ambassades et de consulats en Afrique capables de traiter les demandes de visas, passant d’environ 50 à seulement 20 dans les prochaines semaines. L’information a été révélée par l’agence de presse américaine Associated Press (AP) lundi 1er juin.
L’agence s’est procuré une note interne ainsi que les confidences de trois responsables américains ayant requis l’anonymat. Aucune date précise n’a encore été fixée pour la mise en œuvre de cette mesure, mais elle devrait intervenir en juin.
La mesure aurait été approuvée par le secrétaire d’État Marco Rubio la semaine dernière. « Lors d’une conférence téléphonique vendredi dernier, des diplomates américains, y compris des chefs consulaires, ont été informés que les États-Unis allaient réduire leurs services de visas en Afrique », a détaillé Associated Press.
Parmi les 20 pays désignés comme « hubs » figureraient la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Éthiopie, le Sénégal, Djibouti, l’Afrique du Sud, le Liberia, le Rwanda, le Togo, le Nigeria, le Cameroun et la République démocratique du Congo.
Cette décision intervient alors que le département d’État américain mène une révision plus large de son dispositif diplomatique à travers le monde. Elle s’inscrit dans le durcissement de la politique migratoire de Donald Trump, avec de nouvelles interdictions d’entrée visant plusieurs pays, notamment africains, au nom de la sécurité nationale.
Un nouveau tour de vis sur la politique migratoire
Le traitement des visas en Afrique avait déjà été affecté par plusieurs mesures restrictives. En décembre 2025, le président Trump avait élargi la liste des pays dont les ressortissants sont interdits d’entrée aux États-Unis. Plus récemment, les procédures de délivrance des visas ont été restreintes pour certains pays africains, tandis qu’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars a été instaurée pour certains demandeurs avant l’examen de leur dossier.
Les États-Unis avaient également suspendu en janvier dernier les procédures de traitement des visas d’immigrants pour 75 pays, dont 26 pays africains. Par ailleurs, des restrictions d’entrée sur le territoire américain avaient été maintenues pour certains voyageurs en raison de l’épidémie d’Ebola.
Cette restructuration des ambassades, qui doit encore être confirmée, marquerait, si elle était mise en œuvre, l’un des changements les plus significatifs dans l’organisation des services consulaires américains en Afrique depuis plusieurs décennies.
RSA Par Lydie Mobio – Edité par M.F. Vahid Codjia



















































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