Le gouvernement a présenté sa démission collective après une évaluation interne ayant mis en évidence de faibles performances dans la mise en œuvre des objectifs fixés par l’exécutif. L’annonce a été rendue publique par le vice-président Teodoro Obiang Nguema Mangue, qui a indiqué que cette décision s’inscrivait dans une volonté de renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale et d’améliorer les résultats obtenus par l’administration.
Le Premier ministre de la Guinée équatoriale, Manuel Osa Nsue Nsua, chargé de la coordination administrative, a présenté la démission de l’ensemble des membres de l’exécutif au chef de l’État lors d’une session extraordinaire du Conseil des ministres.
Cette décision, rendue publique par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, fait suite à une évaluation interne concluant à une réalisation de seulement 10 % des objectifs gouvernementaux, jugée « insuffisante » au regard des moyens engagés.
Le vice-président a invoqué la nécessité de renforcer la discipline administrative et l’efficacité de l’action publique, dans le cadre d’une gestion davantage orientée vers les résultats. Le parti au pouvoir, le Parti démocratique de Guinée équatoriale, a par ailleurs évoqué des insuffisances de gouvernance et des accusations de corruption, tandis que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979, entendrait procéder à la nomination d’un nouvel exécutif.
Cette crise intervient dans un contexte économique dégradé, marqué par la dépendance persistante aux hydrocarbures et le ralentissement de la production pétrolière. Selon la Banque mondiale, l’économie du pays a subi une contraction prolongée, avec une baisse du PIB estimée à 5,4 % en 2025 et des perspectives toujours négatives à moyen terme. Malgré son statut de pays à revenu intermédiaire supérieur, la pauvreté toucherait encore près de 61 % de la population, tandis que les infrastructures de base demeurent insuffisantes pour une large part des habitants.
Dans ce contexte, les autorités réaffirment leur volonté de relancer les réformes structurelles et d’accélérer la diversification économique, notamment via les secteurs du tourisme, de l’économie numérique et des ressources dites « vertes » et « bleues », conformément aux orientations de l’Agenda 2035.
Cette démission collective ouvre une nouvelle phase politique au cours de laquelle le chef de l’État devra définir la composition du prochain gouvernement et les priorités qui orienteront l’action gouvernementale à venir. Dans l’intervalle, les membres du gouvernement sont censés assurer la continuité des affaires courantes jusqu’à la formation du nouveau gouvernement.
Avec cette démission collective, un mandat de près de vingt-deux mois s’achève. Durant cette période, le gouvernement s’est efforcé de jeter les bases d’une administration plus efficace, avec un meilleur contrôle des ressources publiques et une attention accrue portée aux défis économiques et sociaux du pays.
Par Regard Sur l’Afrique




















































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