S’il est ratifié, l’accord sur le détroit d’Ormuz pourrait accorder à l’Iran une influence accrue sur l’un des corridors énergétique les plus cruciaux au monde.
Dans ce cadre émergent, le contrôle du détroit sert à 3 objectifs interdépendants : il fournit une source d’effet de levier économique avec la perspective d’une reconstruction coûteuse ; il crée des opportunités de reconnaissance politique, car les États sont obligés de s’engager directement avec 🇮🇷 pour assurer le passage ; il offre un mécanisme de redéfinition de la dynamique régionale ; et il offre un moyen de dissuasion d’attaques externes.
L’iran semble poursuivre un objectif sur le long terme : stabiliser sa position, traduire le contrôle en temps de guerre en avantage à plus long terme et, si nécessaire, échanger cet avantage uniquement contre des gains qui vont bien au-delà de la fin immédiate des hostilités.
L’accent est mis sur la capacité de le gérer. La fermeture est intrinsèquement temporaire et simplement en cas de crise. La gestion, en revanche, implique la durée. Il suggère la possibilité de façonner les règles régissant le transit, de définir qui peut passer et dans quelles conditions, et, au fil du temps, d’intégrer ces pratiques dans un cadre plus formalisé.
Qui plus est, il y a une reconnaissance croissante du fait que, qu’après ce conflit, les pays du Golfe et les consommateurs mondiaux d’énergie sont susceptibles d’accélérer leur recherche de routes alternatives via des infrastructures terrestres contournant le détroit d’Ormuz.
Néanmoins, ceux-ci resteraient vulnérables aux capacités de missiles et de drones de l’Iran, ainsi qu’à celles de ses alliés régionaux.
D’un côté, le contrôle du détroit d’Ormuz est principalement vu comme un moyen de nier aux 🇺🇸 la capacité de reconstruire et de renforcer leur présence militaire dans la région, tout en offrant à Téhéran un levier sur le Golfe.
De l’autre côté, la capacité de frapper les infrastructures énergétiques et les corridors économiques au-delà du détroit est de plus en plus considérée comme un moyen de dissuasion complémentaire qui pourrait être employé en cas de conflit renouvelé.
Le contrôle de Ormuz permet à 🇮🇷 d’opérer simultanément à plusieurs niveaux : influencer les alignements régionaux, contester la présence militaire extérieure et s’intégrer plus profondément dans le fonctionnement des réseaux du commerce d’énergie.
Pour cette raison, même en cas de négociations, il est peu probable que l’Iran traite le détroit comme une concession préliminaire. Il est plus probable de garder cet effet de levier en réserve, en l’utilisant pour obtenir des résultats stratégiques.
Ceux-ci comprendraient probablement l’allègement des sanctions, l’indemnisation des dommages en temps de guerre et une certaine forme d’assurance contre la récurrence des conflits. Même dans ce cas, la logique sous-jacente de la position de 🇮🇷suggère que la possibilité d’une restriction renouvelée ferait partie de sa boîte à outils stratégique.
Regard Sur l’Afrique Par Vincent Barret




















































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