Après l’élimination le 28 février d’Ali Khamenei par Israël et les Etats-Unis et l’Israël en Iran, la politique menée par Pyongyang prend des mesures. La Constitution nord-coréenne a été révisée pour permettre au pays de lancer une attaque nucléaire en cas d’assassinat de Kim Jong-un. Cette procédure, rendue publique le 7 mai, renforce la sécurité du dirigeant dans un contexte de tension géopolitique.
La Corée du Nord a révisé sa Constitution pour obliger son armée à lancer une frappe nucléaire « automatique et immédiate » en cas d’assassinat ou d’incapacitation de Kim Jong-un. Cette doctrine, souvent comparée au système de « la main morte » de l’ex-Union soviétique, est une stratégie de dissuasion absolue conçue pour garantir des représailles totales même si la direction du pays est décapitée.
Une guerre atomique automatique. La Corée du Nord a inscrit dans sa Constitution l’obligation pour ses forces armées de déclencher une frappe nucléaire de représailles si son dirigeant, Kim Jong-un, venait à être assassiné par un adversaire étranger. Cette modification, adoptée par l’Assemblée populaire suprême (le Parlement nord-coréen) le 22 mars à Pyongyang, a été rendue publique jeudi 7 mai, rapporte le quotidien anglais The Telegraph.
- Modification constitutionnelle : La loi sur la politique nucléaire a été modifiée lors de l’Assemblée populaire suprême et rendue publique via les services de renseignement sud-coréens.
- Déclenchement « sans humain » : L’article 3 de la loi révisée stipule que si le système de commandement nucléaire est mis en danger, l’arme atomique doit partir automatiquement, sans nécessiter de délibération ou d’ordre direct.
- L’élément déclencheur : Les observateurs estiment que cette modification a été précipitée par les frappes éclair ayant éliminé plusieurs dirigeants de haut rang, notamment en Iran.
Le texte revu de l’article 3 de la loi sur la politique nucléaire est sans ambiguïté : si le système de commandement et de contrôle des forces nucléaires de l’Etat «est mis en danger par des attaques de forces hostiles», une frappe nucléaire doit être lancée «automatiquement et immédiatement». Cette nouvelle disposition semble directement inspirée par les récents événements en Iran.
L’élimination par Israël et les Etats-Unis, en février dernier, du guide suprême iranien Ali Khamenei et d’une grande partie des dirigeants du pays, lors de frappes sur Téhéran a provoqué une onde de choc à Pyongyang. «L’Iran a été le signal d’alarme, analyse dans le Telegraph Andrei Lankov, professeur d’histoire à l’université Kookmin de Séoul. La Corée du Nord a vu l’efficacité remarquable des frappes de décapitation américano-israéliennes. Ils doivent être terrifiés.»
Pyongyang estime toutefois que sa situation est différente de celle de l’Iran. Une telle opération y serait nettement plus difficile à mener : les frontières sont hermétiquement fermées, les rares diplomates étrangers étroitement surveillés, et le renseignement humain, décisif en Iran y est inenvisageable.
Frappe nucléaire automatique et immédiate
En Corée du Nord, c’est le chef suprême de la République populaire démocratique qui commande les forces nucléaires. Mais la révision prévoit qu’en cas d’incapacité ou de mort de ce dernier, l’arme nucléaire puisse tout de même être utilisée pour répliquer.
Par Regard Sur l’Afrique





















































Discussion à propos du post